Mars est le mois du traditionnel grand week-end de ski de fond dans le Jura, concocté tous les ans par notre indispensable Catherine.
Cette année, cap sur La Chapelle-des-Bois, où nous prenons réservation à la Combe des Cives. En route : Catherine, Odile, Marie-Nadia,
Jean-Jacques, Robert, nos deux Jean-Claude, Edith, Sophie, Raynald, Alexis, Dmitri,. Pour le week-end nous rejoignent le régional de l'étape Antoine et nos amis villefranchais Véronique et Luc.
Marc nous a lâché, une vilaine entorse lui interdisant de skier.
La connexion sur les webcams de la station quelques jours auparavant nous avait indiqué que le niveau de neige était
faible, voire nul... Qu'à cela ne tienne, nous prendrons nos chaussures de randonnées et les parapluies. Grand bien nous a pris, nous avons en effet randonné sous la pluie, et avons quand
même vu un peu la neige, mais pas beaucoup !
Petit récapitulatif :
Jeudi
Départ jeudi midi pour les voitures 1 et 2, jeudi fin d'après-midi pour la voiture 3. Pour les premières voitures, voyage sans problème jusqu'à Poligny -pluvieux-, où nous trouvons un restaurant
sympathique pour nous sustenter. La première vague arrive au gîte vers 22h, la dernière voiture arrivera à minuit.
Vendredi
Lendemain matin, force est de constater qu'il n'y a pas un pouce de neige alentour et que le ciel est bien bas... ! Une promenade à la Chapelle-des-Bois nous le confirme : la station est fermée
et il n'est pas possible de skier dans ce si beau domaine, que nous avions vu sous 1,60 m de neige il y a 5 ans.
En début d'après-midi, Robert papote avec l'aubergiste qui nous propose une randonnée jusqu'à la Croix, surplombant la falaise de la Chapelle-des-Bois. Bonne idée ! Nous voilà partis, avec une
carte incomplète, sur les pentes du Risoux. Quelques mètres plus haut, rencontre avec la neige (40 cm, sans raquettes) et le brouillard. Nous suivons le balisage jaune et bleu, ne sachant pas
trop où il va, et bien sûr ne trouvons pas la Croix ! Mais prudence prudence, nous préférons redescendre avant que le brouillard ou la nuit nous prennent. Mais voilà, qui dit falaise dit descente
"rapide". Pour être rapide, elle est rapide ! Un vertigineux sentier, équipé d'un filin d'acier un peu élimé, et pas franchement rassurant nous ramène dans la vallée. Que d'émotions et de
rigolades !
Le grand jeu du week-end : trouver des petites barres sur son portable et vite vite en profiter pour téléphoner !
Retour au bercail pour une bonne fondue francomtoise (que du vin, du Comté et de la Maïzena pour la légèreté).
Le soir, Catherine nous initie, en petit comité, aux massages de pied. Divin.
Samedi
Non, décidément, le temps ne s'est pas levé. Cette fois-ci, en plus du ciel bas, il crachine. Quelques courageux sont prêts à randonner, mais la majorité est plutôt partisane d'activités
alternatives. Pour quelques uns ce sera Morbier et Morez, leurs fromageries et leurs musées. Pour les autres, ce sera la course en Mass Start Skate, au Pré Poncet, pour encourager Suzon, la fille
cadette de notre hôte. Nous découvrons l'univers d'une compétition de ski de fond, pas différent de nos courses d'aviron : la buvette tenue par les Mamans (hum, vin chaud excellent), les arbitres
qui ont froid sous leurs tentes, les parents et les copains qui supportent, les entraîneurs qui encouragent...! Suzon se débrouille très bien, sûr que c'est grâce à notre concert !
Pour le deuxième jour, le pique-nique se passe dans la salle de restaurant du gîte. Nous retrouvons Véronique, Luc et Antoine.
Le temps est toujours moche, vraiment moche. Après moults discussions, nous finissons par tenter une randonnée à Bellefontaine. Marie-Nadia et Antoine iront skater dans le Risoux,
Jean-Jacques ira faire un tour en voiture, et les autres iront marcher. Il n'est pas simple de trouver le chemin des sentiers. La cahute des pistes ne donne que les pistes de raquettes, l'office
du tourisme est fermé... Nous voilà quand même partis pour une randonnée vagabonde, entre pistes de raquettes et chemins creux. Passage par la statue du Sacré Coeur, qui domine Bellefontaine, un
peu comme à Rio quoi, le soleil et la chaleur en moins... On a failli perdre Robert, heureusement qu'Edith et les Jean-Claude étaient là !
Après un arrêt à l'Epicéa, nous voilà de retour au gîte.
Vite, vite, l'apéro ! Planteur, Beaujolais. Et voilà qu'Antoine nous sert le grand jeu, dégustation impromptue (pour nous, car lui avait tout prévu) de vins du Jura ! Démonstration
passionnée et passionnante et dégustation des différents vins, du 1 (floraux) au 5, (vin de paille ? Macvin ? Flûte, j'ai un trou !) pour révéler peu à peu la personnalité des vins ! Chardonnay,
Savagnin, Macvin, Vin de paille, je suis sûre d'en oublier ! L'heure du repas est passée et nous sommes toujours à nos verres. L'aubergiste se doute de quelque chose, il vient nous chercher,
reste un peu déguster et papoter. La potée attendra, bien au chaud dans sa cocotte ! Durant le repas, nous révisons : quel est le nom de la bouteille spécifique du Vin Jaune (62 cl) ?!
Après le repas, nous passons à la version industrielle du massage de pied : tout le monde y passe, par rangée de trois, à la chaine ! Fous rires assurés, mais pieds décontractés ! Merci à
Bequerel de ces formations si utiles.
Dimanche
Ca y est, il fait enfin beau ! Direction La Vattay, sous le col de la Faucille, où nous espérons trouver de la neige.
Mais avant passage à la fromagerie de Morbier pour ceux qui ne l'ont pas encore fait. Il est impensable de rentrer du Jura sans ses provisions de fromages !
La Vattay nous réserve quand même des surprises : piste verglacée. Les skaters sont rebutés par les conditions de neige, Odile, pour une première, goûte peu à la piste verglacée, bref, beaucoup
rebroussent chemin ! Quatre filles continuent quand même : finalement, les conditions sont meilleures plus haut sur la piste. C'est une petite boucle de 8 km, mais ça fait quand même du bien.
Mais il faut rentrer, tous les autres nous attendent pour le déjeuner à la station ! Pique-nique (ah, le choix de l'emplacement, tout un poème !) au soleil et à l'abri du vent, mini-sieste
réparatrice et c'est déjà l'heure du départ pour les rouennais qui doivent repartir pour travailler lundi... !
Le petit groupe qui reste s'en va faire du côté des Rousses, faire le tour du Fort des Rousses. Catherine nous réserve une surprise de dernière minute. Dans notre week-end, il manquait l'activité
"Escalade". Elle se lance alors à l'assaut du mur du fossé ! 10 mètres plus haut, Jean-Jacques l'encourage et la guide. Ouf, la voilà au sommet de cette escalade quand même périlleuse avec ses
chaussures peu adaptées !
Un dernier vin chaud, et cette fois-ci ce sont les Villefranchais qui repartent dans leur Beaujolais. Antoine nous quittera un peu plus tard, après le dîner. Bouh, nous voilà à neuf, après avoir
été en grand groupe. On se sent un peu perdus, mais prenons quand même le temps de trinquer à Lisa, la petite fille de Jean-Claude, née hier à Rouen.
Lundi
Décidément, nos retraités tiennent une forme olympique ! Avant de repartir vers la Normandie, nos Jean-Claude et Robert vont faire, à 7h du matin, un footing de 55 minutes ! Quelle santé !
Nous partons tranquillement après le petit déjeuner, sous un soleil magnifique.
Comme quoi, même sans neige, un week-end de ski de fond, c'est toujours un grand moment au CNAR !
Spécial merci à Catherine pour l'organisation et ses massages, à Antoine pour ces vins si bons, et à tous les autres pour leur contribution en liquides et en bonne humeur !